De cape et d'épée

1625- De Paris à Venise

Où la Sérénissime est loin d'être sereine

Commotion au Louvre

Désormais lieutenant des Gardes du corps du Roi, Ponthieu est attiré par le bruit d’une commotion à l’une des entrées du Louvre.

Un homme habillé à l’orientale gesticule et parle dans un langage incompréhensible. Dans sa main, il exhibe un anneau. Les gardes, qui ne comprennent rien à son charabia, sont près de tirer les armes.

Ponthieu tente de calmer le jeu et remarque que l’anneau porte la devise de la famille Joigny, Cominus et eminus (de près comme de loin). Un garde fait remarquer à Ponthieu que le Turc parle italien. Ne parlant point cette langue, Ponthieu tente de trouver un interprète. Il appert que le Turc n’exige rien de moins que de rencontrer Sa Majesté Chrétienne!

Ponthieu fait mander Joigny, devenu membre du conseil du roi. Fort heureusement, Joigny comprend l’italien et peut saisir que le Turc est venu de Venise pour expliquer qu’un sénateur, un dénommé Venditti, entend vendre les plans de bataille de la campagne de la Valteline aux Habsbourg. Le Turc, se prénommant Mehmet, est parti de Venise, à la demande d’une certaine Dafne, laquelle aurait été emprisonnée dans un couvent.

Quant à l’anneau, Joigny le reconnaît immédiatement, bien qu’il garde le silence sur le sujet.

Ponthieu entend l’un des gardes discuter de la présence du Turc avec des hommes, visiblement intéressés à sa présence.

Joigny réunit ses amis et la décision est prise rapidement : tous irons à Venise pour tirer cette affaire au clair et empêcher le sénateur félon de compromettre la campagne militaire dans la Valteline. Il prend connaissance de certains faits et du nom de l’ambassadeur de France à Venise.

Le maître d’armes de France La Croix en informe le Cardinal Richelieu, lequel comprend immédiatement l’importance de l’affaire. En plus d’octroyer et de faire octroyer les autorisations requises, le Cardinal envoie douze gardes du corps pour servir d’escorte jusqu’aux frontières du royaume.

Embuscade à l’autrichienne

Près de Grenoble se trouve une auberge fort charmante, tenue par une petite femme un peu écornifleuse et son mari, un être velu, désagréable, mais soumis appelé Claude.

Nos amis arrêtent à cette auberge. Ponthieu remarque que l’arrêt à l’auberge coïncide avec le départ précipité d’un cavalier. Ponthieu rattrape ce dernier et réussit à le capturer. Le cavalier, dans un mauvais français, avoue être l’éclaireur pour une troupe de mercenaires qui ont ordre de capturer les personnages. Ponthieu le relâche en l’avertissant de quitter la contrée rapidement.

Après une bonne nuit, nos compagnons d’aventure décident d’attaquer de front les mercenaires. Suite à une maladresse de Joigny l’effet de surprise est cependant raté. Le vieux soldat, avec la moitié des gardes du corps, attaquera l’aile gauche des mercenaires, tandis que l’autre moitié, dirigée par Ponthieu s’occupera de l’aile droite.

De leur côté, Bourbon-Condé et La Croix s’occuperont des troupes qui pourraient venir de l’arrière.

La stratégie montre ses fruits et les mercenaires sont en déroute.

La Croix réussit de fait à s’occuper du chef mercenaire, un cavalier par ailleurs fort courtois et aimable, qui expliquera tout de go sa mission.

La route vers Venise est libre!

Arrivée à Venise

Après un trajet sans incident à travers la Savoie et certains petits royaumes italiens, nos amis arrivent dans la cité des Doges.

Mehmet, un homme manifestement de peu de mots, indique que Dafne est prisonnière au Convento del Chiesa del Corpus Domini. Selon la rumeur, certaines des jeunes filles qui y sont emprisonnées servent de monnaie d’échange aux Turcs pour libérer des Chrétiens capturés par ces derniers.

Le couvent semble faire l’objet d’une protection de soldats vénitiens.

Pendant ce repérage, nos amis sont reconnus avec joie par Ephrem Griot de Châteauvieux, en visite à travers les royaumes italiens, qui ne peut s’abstenir de partager une des savoureuses anecdotes dont il a le secret.

Bourbon-Condé décide de rencontrer la mère-supérieure, une armoire à glace humaine, se faisant passer pour une mécène. Elle obtient quelques informations sur la nature des pensionnaires du couvent, mais sans plus.

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