De cape et d'épée

1626, chapitre III, Partons la mer est belle

Où la chance joue contre nos amis

La Manche se dressait entre nos amis et l’espion qu’ils devaient récupéré.

Il fut décidé de louer un bateau, ou devrais-je plutôt dire, emprunter un bateau, sans avoir requis préalablementy le consentement de son propriétaire. Certes, ce comportement pouvait paraître douteux pour des gens de bonne famille, mais il y a lieu de préciser qu’il ne s’agissait que d’une demi-faute, puisque Scorailles laissa une substantielle indemnité au pêcheur lésé, laquelle permettrait à ce dernier de se pourvoir d’une nouvelle barque et de vivre confortablement pour plusieurs mois.

Le vent, initialement favorable, devint moins amène à mesure que la barque prenait le large. Bientôt, l’esquif fut submerge par des flots et commenca à couler, malgré les efforts d’écopage de tous. C’est donc à titre de naufragés que nos amis gagnèrent la terre anglaise. Le pauvre Mehmet était ereinté.

Des montures furent pris dès que possible et nos amis chevauchèrent à bride abattue vers Londres. La guigne s’acharna sur Scorailles dont le cheval fit une chute, entraînant dans la boue son cavalier, ou plutôt, sa cavalière.

En effet, la perruque et la fine moustache de Scorailles tombèrent de sa tête pour reveler la fine chevelure blonde de Mlle de Bourbon-Condé! Scoraille et elle-même ne faisaient qu’un! La surprise de ses compagnons fut grande, mais on constata néanmoins une nette amelioration subséquente de l’attitude de La Croix envers Scoraille.

Finalement, les murailles de Londres se dressaient devant nos amis.

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