De cape et d'épée

1619 - chapitre II: les vertus du centre
Où se lient d'actuels héros à un futur cardinal

Nos amis déclinent l’offre de d’Épernon, mais débattent néanmoins de la voie à suivre.

Bourbon-Condé, la Croix et Ponthieu décident de rejoindre Avignon et de prendre contact avec l’Évêque de Luçon. Le chemin est périlleux, car leur arrestation a été demandée par le favori du roi, Luynes.

L’évêque les reçoit et les invite à faire partie de sa suite. Il a été mandaté par le roi pour agir à titre de conciliateur entre le parti de ce dernier et celui de la reine-mère, libérée par le duc d’Épernon.

De son côté, Joigny montre sa loyauté à Luynes et obtient le commandement de troupes qui attaquent les sympathisants de la reine, non sans un certain succès.

Bourbon-Condé, la Croix et Ponthieu sont mandatés pour présenter une offre de règlement finale à Luynes. Ils plaident habilement leur cause et obtiennent victoire, en plus de la libération de l’oncle de dame de Bourbon-Condé et une déclaration à l’effet qu’ils n’ont commis aucun crime. Leur vie est donc moins menacée, du moins, pour l’instant.

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1619 - chapitre I: les flammes du passé, du présent et du futur
Où menaces et mystères s'étreignent

Adelaide de Bourbon-Condé remarque qu’une jeune fille se rend au Prieuré de Val-de-Grâce sous la supervision attentive Alvarro de Santos. Ce dernier lance un curieux avertissement à la nièce d’Henri II.

De son côté, Joseph Antoine de la Croix entretient des relations avec un envoyé de l’Évêque de Luçon, le Père Joseph qui l’avertit d’un probable complot jésuite et des périls courus par le dueliste.

Le roi Louis XIII va visiter de façon anonyme le prieuré. La chose crée une commotion au Louvres. Par la suite, le prieuré est incendié par des sbires qui désirent s’occuper de la jeune fille qu’a vue Bourbon-Condé. Nos amis sauvent la jeune fille et sa voisine de chambre, Fleurette. La rencontre touche énormément Ponthieu qui décide de prendre action.

Nos amis étant menacés, ils quittent Paris pour rejoindre les terres du vicomte de Joigny. Le duc d’Épernon vient ensuite tenter de les convaincre de se joindre à lui pour libérer Marie de Médicis, enfermée au château de Blois.

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1619, prologue 2 - le passager
Où de Joigny a une drôle de rencontre

Hector Tallemant de Joigny était un homme condamné. À chaque jour, il sentait la mort approcher ses doigts glacés vers lui. Malgré les saignées pratiquées par le médecin, son état avait empiré en deux ans.

La dernière fois qu’il s’était présenté au Louvres, avec un vieux camarade, D’Épernon il avait croisé Charles d’Albert et l’un de ses frères dans le grand escalier du Louvres. Lorsque le favori lui avait demandé des nouvelles, Joigny s’était contenté de dire :

Il n’y a rien de neuf. Comme vous voyez, nous descendons alors que vous montez.

Le chevalier de Joigny était aujourd’hui à Paris pour régler quelques affaires. La cour ne l’attirait plus et il préférait retourner dans ses terres finir sa vie.

La foule était dense, puisque Paris profitait d’un léger redoux et, chose rare, d’un beau soleil hivernal.

Les porteurs d’une litière tentaient de se frayer un chemin parmi les badauds, les vendeurs itinérants et les passants qui encombraient la rue Saint-Honoré, là où tout avait commencé il y a deux ans.

Le vicomte de Joigny fut soudainement pris d’une violente quinte de toux. Il sentit ses poumons brûler alors qu’il se recroquevilla pour cracher un mélange d’humeurs que nos lecteurs nous dispenseront de décrire. Son regard s’embruma en conséquence et ce, au moment même où ses yeux virent le passager de la litière. Sa toge rouge démontrait qu’il s’agissait d’un cardinal.

Le passager lança quelques piécettes dans la foule. L’une d’elle atterrit immédiatement aux pieds du victomte. De Joigny jura quand il vit qu’il s’agissait de monnaie espagnole.

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1619, prologue 1 - Un soufflet sur les braises
Où De Ponthieu a une rencontre à la fois malheureuse et providentielle

La vie apparaît parfois comme un long fleuve si tranquille que le batelier s’assoupit à la barre de sa barge. Ainsi vogue-t-elle paisiblement, jusqu’à ce se fasse ressentir le choc terrible qui survient lorsqu’elle s’échoue sur un haut-fond.

Jean-Baptiste de Ponthieu prenait son tour de garde au Louvres, comme prévu. Il se préparait à prendre sa place et d’attendre que les heures s’écoulent jusqu’à la fin.

Il lui semblait que les événements de son passé devenaient de plus en plus flous et de plus en plus lointain ; du moins jusqu’à aujourd’hui. Aussi, ne disait-on pas que patience et longueur de temps valaient mieux que force et rage?

De Ponthieu reconnut le pas de celui qui venait, puis l’éclat de rire sinistre typique de son beau-frère, Philippe de Chambrai, le comte de Ponthieu. Celui-ci était en discussion animée avec Cadenet, le frère de Charles d’Albert, le favori du roi. Tous deux échangeaient quelques plaisanteries et se comportaient comme larrons en foire. Le jeune garde du corps se crispa.

De Chambrai remarqua de Ponthieu et entama la discussion avec celui-ci, avec le ton sarcastique et hautain qui le caractérisait :

Cher beau-frère, je viens fort peu à Paris, préférant jouir du bon air de la campagne normande, dit-il en faisant référence au château qu’il avait volé à De Ponthieu. Aujourd’hui, je viens payer mes respects au nouveau lieutenant de la province de Normandie.

Jusqu’à là tout allait bien. Charles d’Albert ne pouvait ignorer le rôle important qu’avait joué De Ponthieu dans sa bonne fortune. Le comte poursuivit :

J’ai été fort peiné de ne pas vous voir aux funérailles de ce pauvre Maître Joyal. J’aurais pensé que le souvenir de ce brave officier de justice, si fidèle à votre père, aurait mérité un déplacement de votre part. Le pauvre, mort dans l’incendie de son greffe… »

De Ponthieu sentit une douleur aussi vive dans son ventre que celle qu’aurait laissé la lame d’un adversaire. Le notaire Joyal avait instrumenté le testament de son père. Seul lui détenait la clé pour prouver la falsification du testament par son beau-frère. Cet incendie et cette mort signifiaient vraisemblablement l’impossibilité de prouver la fraude. De Ponthieu était condamné à être dépossédé de son bien.

De Chambrai, fier d’avoir peiné son beau-frère, continue son chemin avec Cadenet. De Ponthieu sentit monter la colère en lui. La tentative d’assassinat contre lui, Fleurette, tout luir revint en tête. Il fallait agir.

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1617, chapitre XIX - La mort de Concini
Où la régence informelle se termine

À Paris, le duc de Lerme et ses troupes furent surprises à la fois par un silence et une clameur.

On taxera le rédacteur d’être prompt au paradoxe, mais celui-ci implore la clémence du lecteur, lui soumettant ce qui suit.

La mort du roi des Français aurait dûe, à cette heure, être connue à Paris. Toutefois, aucune rumeur à cet effet ne circulait dans la capitale, ce qui inquiétait fort le duc de Lerme. Comme l’avait prévu Chares d’Albert, la prise du Louvres en l’absence du roi, lequel était bien vivant, n’avait aucune conséquence, si ce n’est que de canaliser envers soi la fureur populaire des Parisiens, déjà prompts à la révolte.

Peut-être, se dit l’Espagnol, que le messager avait eu un contre-temps ou qu’un nouveau conseil de régence informel avait décidé de taire la rumeur. La chose était improbable et le duc dut faire face à la réalité. Son plan avait échoué.

Lorsque la clameur d’une chanson, qu’il reconnue aisément comme un message lui étant adressé par le vicomte de Joigny l’atteint, il fut prit de court. Non seulement son plan avait été échoué, mais il avait été battu à plate couture par ses adversaires.

La rage au coeur, le duc quitta la ville la tête basse.

Quelques semaines plus tard, d’Albert, de Vitry et nos amis se réunirent dans les jardins du Monastère Carmes-Deschaux. Il fut convenu qu’il était temps de mettre fin aux agissements du Maréchal d’Ancre, en l’arrêtant. Après avoir convaincu le roi du mérite de l’affaire, il fut décidé d’arrêter le maréchal au Louvre.

L’arrestation finit tragiquement pour le favori de la reine Marie de Médicis. Il fit mine de sortir son pistolet, lorsque Vitry l’appréhenda et eut le corps criblé de balles.

Entendant la nouvelle de la mort du maréchal d’Ancre, le roi se tourna vers nos amis et, dans un rare moment où l’étiquette prit congé, les étreigna, les gratifiant des paroles suivantes:

Grand merci à vous, à cette heure, je suis roi !

FIN DU CHAPITRE

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1617, chapitre XVIII - Entretien avec le roi
Où il est question des suites à donner à un mariage avorté

Louis XIII était sous le choc. Cette bataille, qui n’avait duré que quelques minutes, avait eu un effet tonique sur son auguste personne.

Elle lui avait démontré que les Concini n’étaient pas invulnérables. Quatre jeunes personnes avaient réussi à les contrecarrer et à les humilier devant un paquet de gens. Une telle démonstration, claire, nette et précise, avait fait beaucoup plus que tous les discours de Charles d’Albert. Peut-être était-il temps de pousser plus loin?

Deuxièmement, en tant que gentilhomme, le roi Louis XIII avait fortement apprécié ce qu’il avait vu. Les hauts faits d’armes, particulièrement ceux qui sont contre ses amis, l’amusaient énormément.

Aussi, le fait qu’un complot contre lui soit déjoué était particulièrement soulageant.

Malgré les appels insistants formulés par la reine-mère et le maréchal d’Ancre, le roi refusa de réprimander nos amis.

Abordant le sujet qui lui semblait le plus important, le roi demanda à de Ponthieu les motifs de son intervention pour faire échec au mariage. Ce dernier n’avoua jamais ses sentiments pour Anna/Fleurette, prétextant plutôt son devoir envers le roi.

À l’initiative de Charles d’Albert, un coursier fut envoyé au Louvres pour informer que le roi était sain et sauf, bien que le mariage était ajourné. Le fauconnier estimait, non sans raison, qu’une telle chose freinerait le duc de Lerme dans son projet.

Tous retournèrent à Paris.

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1617, chapitre XVII - Hera cède sa place à Ares
Où l'on assiste à une cérémonie plutôt mouvementée

Nos amis arrivent à l’Église Saint-Étienne à peine quelques minutes avant que le mariage commence.

De Ponthieu s’élance vers le roi pour lui dire de quitter les lieux en raison des barils de poudre. Hélas, le monarque s’emporte contre lui, le traitant de fou.

Profitant de la cohue, Grégoire de Scorailles et Joseph-Antoine de la Croix de Castre descendent vers la crypte où ils repèrent les barils de poudre et leur cerbère, Alvarro Pietro de Santos, la main droite du duc de Lerme.

Pendant ce temps, le vicomte de Joigny monte vers le beffroi pour couper les cordes des cloches et éviter que celles-ci sonnent, soupçonnant (erronément, comme on le verra) que le tintement des cloches est le signal pour faire exploser les barils.

Le baron de Raspaillan rentre dans l’église, adressant un sourire méprisant à de Ponthieu, en retrait et humilié par la rebuffade du roi et celle du capitaine de Vitry.

Grégoire de Scorailles réussit à saisir la lanterne et à la quitter, juste au moment où la promise, magnifique comme l’aurore, fait son entrée dans l’église, au bras de son fourbe paternel. La salle est silencieuse.

Anna est tétanisée par la peur, puis par l’effroi, lorsqu’elle découvre l’identité de son futur mari.

Manifestement, le prêtre a eu instructions d’aller vite et la cérémonie est expédiée. Lors de la question fatidique, de Ponthieu intervient pour dire qu’il s’oppose au mariage, suscitant les hauts cris du maréchal d’Ancre.

Autant Raspaillan que les autres sbires de Concini, dissimulés ça et là dans l’église sortent leurs rapières. C’est la panique, alors que de Ponthieu, porté sans doute par l’élan qu’ont les jeunes amoureux, s’adresse à ses pairs, les autres gardes du corps du Roi, qui se lèvent tels un seul homme pour porter renfort à leur collègue.

Deux batailles redoutables s’engagent.

Commençons par le duel au sous-sol. De la Croix et de Santis ont chacun leurs armes. Tous deux hommes de bien peu de mots, ils ne s’adressent qu’une phrase et commencent les envolées. C’est plus qu’un combat entre deux hommes, c’est une véritable plaidoirie acharnée que se livrent deux styles d’escrime, l’élève de Salvatore Fabris contre l’Espagnol.

Chacun donne tout de lui-même. De Santis est néanmoins vainqueur du combat. Par contre, il entend déjà les pas de ceux qui viennent en bas. Affaibli et grièvement blessé, n’ayant pas le temps d’enflammer les barils il ne peut s’enfuir que grâce à de la Croix.

Dans l’église à proprement parler, la situation est plus chaotique. De Joigny, d’une force qu’on lui connaît peu, projette un banc d’église sur trois sbires et en assomme d’autres en tirant sur un chandelier pour que celui-ci s’effondre plus bas.

De Scorailles s’occupe de du Vallon et de d’autres sbires avec sa rapière. Pendant ce temps, de Ponthieu affronte le baron de Raspaillan, qu’il réussit à vaincre en le transperçant au cœur.

Nos amis sont vainqueurs et le mariage ne peut procéder, faute de marié!

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1617, chapitre XVI - Le chêne noirci
Où l'on est invité à un bien curieux rendez-vous

À l’auberge, un bien curieux message attend nos amis : un billet signé par le duc de Lerme les conviant à le rencontrer près du chêne noirci, un ancien lieu, supposément, où druides se réunissaient.

Évidemment, tous soupçonnent un piège, mais personne n’en devine exactement les contours. La curiosité étant un bien vilain défaut, les quatre camarades décident de se rendre au rendez-vous.

Après la prise de quelques informations relativement aux lieux, Mlle de Bourbon-Condé, sous les traits de Grégoire de Scorailles, MM. de la Croix, de Joigny et de Ponthieu se rendent au chêne foudroyé par la foudre, lequel trône au centre d’une clairière.

À gauche, l’éclat métallique d’un canon de mousquet, à droite, une silhouette qui détale. De Joigny tire un coup vers le canon, pendant que de Ponthieu fonce vers le mousquetaire. Hélas, celui-ci s’avère n’être qu’une simple branche d’arme plantée dans le sol. De la Croix se lance après le fuyard. Profitant de sa condition physique avantageuse, il file et finit par rattraper un garçon. Celui-ci lui avoue avoir été payé par un grand Espagnol (Alvarro sans aucun doute) et remet un autre billet à l’épéiste:

Chers amis,
Votre présence m’est devenue trop familière pour que je ne vous vois pas au Louvre sous peu.
Amicalement,

Votre ami le duc de Lerme

Grégoire de Scorailles se dirige vers une petite boîte placée au pied du chêne. Celle-ci contient une bouteille de vin espagnol, qu’il fracasse contre l’écorce de l’arbre.

Le temps file et le mariage sera célébré sous peu. Chacun sort de la forêt, de la Croix ayant l’avantage de suivre le jeune garçon lequel est très familier avec la topographie des lieux.

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1617, chapitre XV - Découvrir Beauvais
Où même le tourisme est source d'aventure

Mademoiselle de Bourbon-Condé revêt les habits d’une servante dévote pour se fondre dans la masse d’artisans, d’ouvriers et autres pauvres gens qui préparent l’église Saint-Étienne pour le mariage de la fille du maréchal d’Ancre.

Son regard inquisiteur est attiré vers une grille de plancher. À travers les barreaux, elle voit la forme de nombreux barils. Nul doute qu’il s’agit de ceux qui contiennent la poudre noire. Souriant, elle quitte les lieux, ni vue ni connue.

Pendant ce temps, Monsieur de Joigny est resté à l’extérieur de l’église. D’un coin de l’œil, le chevalier aperçoit un enfant s’aventurer sur la glace fragile de la rivière. Hélas, celle-ci cède, entraînant le gamin dans les flots glacés. N’écoutant que son courage, le vicomte saute à l’eau, bien attaché à une corde et sauve l’enfant. Accueilli en héros par la famille de ce dernier, le chevalier en profite pour poser quelques questions sur le mariage et apprendre de l’enfant, qui sert à l’église le dimanche, la localisation d’un escalier secret menant au balcon. Hélas, Monsieur de Joigny est incommodé par sa blessure et doit rester près du feu, à narrer quelque bataille ou autre haut fait d’armes auquel il a participé il y a maintes années.

Monsieur de la Croix est pris à partie par un mari manifestement aviné en colère contre sa femme. Un seul regard de l’épéiste suffit pour que l’homme se calme légèrement, bien qu’il se montre toujours ardu. Monsieur de la Croix n’étant point Monsieur de Ponthieu, le mari n’est pas dérangé davantage dans sa scène de ménage.

Justement, venons-en à Monsieur de Ponthieu. Celui-ci tente de convaincre ses collègues du péril présenté par les barils de poudre, mais n’étant pas Cicéron, en réussit pas à convaincre ses collègues. Le jeune homme quitte les lieux, furieux, se dirigeant vers l’église Saint-Étienne. Il réussit à garder son calme, lorsqu’il est nargué par quelques sympathisants du maréchal d’Ancre.

Après avoir convaincu un marguillier borné, de Ponthieu peut rentrer dans l’église. Toutefois, n’ayant pas le regard d’aigle de la marquise, il échoue à trouver les barils.

Tous se rencontrent ensuite à l’auberge, ne serait-ce que pour faire le point.

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1617, chapitre XIV - Vers Beauvais
Où l'heure est à l'action

Unis de nouveaux, nos amis quittèrent Paris pour rejoindre Beauvais, où serait situé le mariage.

Au détour d’un chemin, des rustres déguisés en paysans faisaient mine de travailler à l’entretien du chemin. Cette mise en scène parut suspecte: ce travail s’effectue au début du printemps, mais certainement pas au mois de février! Chacun mit sa main sur son arme. Les mousquets de sbires cachés dans la forêt se firent entendre. De Ponthieu fut presque tiré. Fort heureusement, nos camarades répliquèrent, De Ponthieu chargea et fit aller sa rapière, pendant que De Joigny fit aller sa propre arme à feu et que De la Croix les prit à revers. Les six tireurs furent rapidement mis hors d’état de nuire.

Arrivés sur place, chacun tenta de se trouver un logement, certains avec plus de succès que d’autres. Alors que De Ponthieu allait rejoindre son corps de garde, il fut victime d’une tentative d’assassinat par Scippio, le triste spadassin de Concini. Heureusement, ce dernier n’était pas de taille et implora la pitié du jeune soldat.

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