Cour des miracles

La cour des miracles

Le Paris du XVIIe siècle comprend plusieurs quartiers mal fâmés dans lesquels des mendiants apparemment infirmes demandent l’aumône. La nuit tombée, ces pauvres sont “mystérieusement” guéris de leurs infirmités, d’où le nom de cour des miracles.

Ces nombreux mendiants se regroupaient au sein de groupes hiérarchisés. Leurs dirigeants sont puissants et peuvent mettre en échec les tentatives des prévôts de Paris d’y faire la loi. On dit que les membres des cours des miracles parlent un language propre à eux (l’Argot).

La cour des miracles est dirigée par un chef-coësre, assisté de cagoux.

Quelques exemples de membres de cette auguste cour

Voici Quelques exemples de mendiants ou d’autres membres des cours des miracles.

  • les narquois ou drilles : faux soldats simulant des mutilations reçues au service du roi.
  • les rifodés : fausses victimes du feu du ciel.
  • les malingreux : faux malades.
  • les francs mitoux : faux malades simulant des crises d’épilepsie.
  • les piètres : faux estropiés.
  • les courteaux de Boutagne: mandiens qui ne pouvaient quêter que l’hiver.
  • Les capons : chargés de mendier dans les cabarets et dans les lieux publics et de rassemblement, ils poussaient les passants au jeu auprès de quelques camarades à qui ils servaient de compères.
  • les orphelins : jeunes garçons presque nus, chargés de paraître gelés et trembler de froid, même en été.
  • les coquillards : faux pèlerins arborant une coquille Saint-Jacques.

Rajoutons à ces escrocs, les prostituées, les marjauds (souteneurs), les voleurs à la tire de provisions et les coupeurs de bourse, triés sur le volet.

Cour des miracles

De cape et d'épée FXR FXR