Noblesse en France au XVIIe siècle

La société française est divisée en trois tiers: la noblesse, le clergé et le tiers-état.

Constitution

La noblesse, constituée d’environ 1,5% des Français, elle-même est dirigée en “catégories”:

  • la noblesse d’extraction chevaleresse est celle provenant de l’appartenance à une famille dont la lignée nobles remonte au moins jusqu’au XIVe siècle et ayant l’état de chevalerie ;
  • la noblesse d’ancienne extraction: la noblesse dont la filiation noble atteinte le XIVe siècle ;
  • la noblesse d’extraction: famille dont la filiation prouvée n’atteint pas l’an 1400 ;
  • les anoblis, soit les personnes ayant obtenu le statut de noble par une décision du Roi, ces derniers ne sont pas considérés comme des gentilhommes.

Il existe une noblesse d’épée, c’est-à-dire formée de gens issus de famille guerrière et occupant des postes militaires, et une noblesse de robe, formée de fonctionnaires ou de magistrats. Cette dernière est généralement plus riche. Aucune de ces noblesses n’est supérieure à l’autre, selon la loi, bien que la coutume puisse aller autrement.

Les nobles tirent généralement leurs revenus des rentes provenant de leurs terres ou de charges occupées (pour la noblesse de robe). Plusieurs sont très pauvres, ayant presque le même revenu que les paysans qui labourent leurs terres.

Privilèges et obligations

Outre un statut social plus élevé, être noble apporte plusieurs avantages, dont plusieurs exemptions fiscales, être jugé par des tribunaux spéciaux, avoir le droit de porter les armes, avoir le droit de chasser et, finalement, être présenté à la Cour, sans parler de pouvoir mettre une girouette sur son toit. Plus sérieusement, certaines fonctions, notamment dans la hiérarchie militaire, sont réservées aux nobles (et souvement même uniquement aux gentilhommes).

Par contre, un noble a certaines obligations, outre une obligation de se comporter selon les us prévalant à cet effet. Par exemple, un noble doit vivre noblement: il ne peut occuper de fonctions indignes de son état, soit d’être domestique, artisan (sauf pour la verrerrie et la forge d’armes), marchand (sauf en cui concerne le commerce de gros et le commerce maritime), huissier, sergent, procureur ou notaire (sauf à Paris),

Titres

Il n’existe pas réellement de hiérarchie entre les différents titres de noblesse. D’ailleurs, dans bien des cas, un père et son fils ne porteront pas le même titre. Évidemment, des exceptions existent pour les titres de “roi”, “prince de sang”, “prince”, et “ducs”.

De même, la hiérarchie entre les nobles est plutôt complexe, fondée sur un ensemble de facteurs dont: ancienneté de la famille (avoir trois générations de gentilshommes par exemple), les alliances et les parentés, les services et les places (l’exercice de charges militaires ou civiles, etc.), les possessions et le train de vie (nombre de domestiques, de chevaux, fastes des réceptions, etc.).

Noblesse en France au XVIIe siècle

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