De cape et d'épée

1619, chapitre IV - Une soirée haute en couleurs

Où l’on assiste à un bal mémorable

Les notables de Rouen ayant compris qu’ils avaient intérêt à se comporter comme de loyaux sujets du roi, le siège de leur cité fut levé. Ponthieu, suite à un commentaire de l’évêque de Luçon à l’effet que certains malavisés étaient au courant de la mission secrète de ses amis.

De Ponthieu arriva d’ailleurs à la Rochelle juste à temps pour voir un groupe de soldats assiégeait l’auberge de Dame Jacqueline dans le but d’arrêter nos amis. Ceux-ci prirent la fuite, non sans déplorer la traitrise de la tenancière qui ouvrit grand la porte aux miliciens réformés.

Après avoir semé les sbires les recherchant, nos compagnons revinrent à l’auberge. Joigny en profita pour sermonner Dame Jacqueline, n’hésitant pas à la gifler pour donner plus de poids à la leçon.

Trouvant refuge dans un autre tripot, nos amis partagèrent l’information reçue. Ponthieu alla en reconnaissance et fit croire au duc de Buckingham, qui passait par là recherchant Adelaïde, qu’il était le cavalier de celle-ci. Autre fait notable, le jeune garde du corps remarqua la présence d’Alvarro Pietro de Santos près du château.

Le bal était masqué et Ponthieu et De Bourbon-Condé s’y présentèrent, après avoir acquis des masques à fort prix. Joigny était grimé en domestique, tandis que La Croix réussit à tromper la vigilance des gardiens.

Bourbon-Condé passa une bonne partie de la soirée à danser avec le duc de Buckingham, réussit même à soutirer un peu d’information à celui-ci. L’ayant reconnue ou non, le Duc de Lerme dansa même avec la jeune femme, qui le reconnu.

De son côté, Ponthieu se lia avec Valérie de la Force, coquette femme désoeuvrée du marquis du même nom, qui, visiblement, appréciait fort la compagnie du jeune homme. Assez fort pour le trainer dans une alcôve.

Le duelliste la Croix cacha sa rapière et entreprit l’exploration du château. En grimpant dans le donjon, après avoir fait craindre le pire à deux gardes, il vit un scribe à l’œuvre, sous la garde attentive d’Alvarro.

Le combat commença. Armée uniquement de sa main-gauche, le Français réussit à casser la lame de la rapière de son adversaire. Les deux gardes remirent leurs armes aux duellistes qui continuèrent le combat. La rapière du Portuguais subit alors le même sort. L’homme fort du duc de Lerme continua le combat avec un tisonnier! L’issue était incertaine, mais c’est finalement Alvarro qui l’emporta, après avoir percé le corps de la Croix.

Joigny avait pris note de la bataille et, après quelques difficultés à disposer des deux gardes, put monter au sommet de la tour, lieu où s’était terminé le duel précédent, et fit feu sur De Santis. Celui-ci, grièvement blessé, put néanmoins réussir à prendre le vieux vicomte par le coup et le lança dans le vide. Le vicomte, après avoir vu sa chute freiner par le couvert de quelques arbres, s’affala sur le sable, sombrant dans l’inconscience.

L’alerte était donnée!

Ponthieu, seul, n’était pas en mesure de vaincre tous les adversaires. Sa fuite fut vaine et sa capture inévitable.

Seule Bourbon-Condé réussit à disparaître dans l’ombre.

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